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Infos illustration : La liberté guidant le peuple, huile sur toile, Eugène Delacroix, 1830

Intime et puissante reconnaissance…

Je me sens et me sais tellement choyée. Je vis et ressens fréquemment cet intime et puissant sentiment qu’est la reconnaissance. Lorsque je roule vers mon lieu de travail certains matins, je constate la grande beauté du paysage, la précieuse et splendide nature qui m’entoure, me caresse et à laquelle j’appartiens. En ces moments, mon esprit s’égare, s’envole, prend de la hauteur.  Il m’arrive alors de penser à la chance que j’ai de vivre, de vivre cette vie qui m’a été donnée…

Je suis née à une époque où les femmes ont une certaine voix en raison des luttes sociales antérieures qui ont été menées ici comme ailleurs. Même s’il reste encore beaucoup à faire pour vivre au quotidien une véritable équité de genre, je le concède, je me sens choyée lorsque je pense par exemple à la vie des femmes de l’Antiquité jusqu’au 19ième siècle…

Je suis née au sein d’une nation francophone où les femmes ont pris petit à petit la place qui leur revenait, notamment dans la sphère privée.  Bien qu’il reste encore ici des batailles à mener pour plus d’égalité dans les vies privée et publique, les femmes du Québec sont à maints égards en bonne position, comparées à leurs contemporaines d’ailleurs (mis à part peut-être les scandinaves)…

Je suis née dans une famille non traditionnelle où une mère intelligente et droite m’a transmis son souci de la justice et un père aimant et valorisant, sa passion des idées…

J’ai eu et j’ai encore aujourd’hui des amies et amis extraordinaires avec lesquels le temps suspend son vol lorsqu’on est ensemble, lorsqu’on rigole, lorsqu’on discute de philosophie et qu’on tente de changer le monde à notre mesure…

J’ai un conjoint merveilleux, généreux, attentionné qui, en plus d’être féministe, est un père exceptionnel, ainsi qu’un ami précieux qui me soutient au quotidien…

J’ai une fille talentueuse, belle comme un cœur, généreuse et drôle qui met du piquant dans ma vie et me permet de me mettre en parenthèses…

Nous vivons dans un pays riche.  Nous n’avons jamais connu la faim ni la violence.  Nous sommes entourés d’une beauté bleue et verte qui me nourrit quotidiennement…

Je n’ai rien fait d’extraordinaire pour mériter tout cela.  Je ne mérite pas tout cela ou si je le mérite, tout être humain le mérite aussi.

Cette intime et puissante reconnaissance, en plus de me faire du bien, me rappelle que j’ai le devoir, que nous avons le devoir de lutter pour que tout être humain soit aussi habité par ce sentiment que la vie est bonne et mérite d’être vécue pleinement.

Marie-Josée Drolet  

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2 Commentaires

  1. Yvon Drolet

    Bonjour Marie-Josée,

    J’ai beaucoup aimé ton texte. Comme toujours, ton style est agréable, plaisant et porte bien tes idées.

    J’ai, toutefois, un petit reproche, sans malice, il va de soi. J’aurais aimé que tu me le fasse parvenir.

    Je te dis un gros bravo!

    Réponse
  2. Marie-Josée Drolet

    Bonjour papa,

    Merci pour ton commentaire, toujours gentil et encourageant comme d’habitude.

    Je vais à l’avenir de faire parvenir mes textes avec plaisir!

    Ta fille qui t’aime,

    Marie-Josée

    Réponse

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