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Infos illustration : pixabay.com

 

La ve est injuste, tout le monde le sait. .

 

J’ai, dans ma classe, une cinquantaine d’humains qui subissent l’injustice chaque jour de leur vie. Depuis leur naissance bien souvent.

 

Parce qu’ils sont nés dans une famille-misère…

 

Parce qu’ils sont nés dans la violence…

 

Parce que certains sont même nés en pleine guerre…

 

Parce qu’ils sont nés TDA, TDAH, TSA,…

 

Ainsi de suite.

 

Je travaille avec des jeunes pour qui la vie est un combat. Pour toutes sortes de bonnes et de mauvaises raisons. Ils ont tous quelque chose.

Ce sont mes modèles. Des modèles de résilience et de courage.

 

Je suis prof de français au secondaire. Je travaille avec des jeunes qui côtoient l’échec chaque jour. Ils ont tous un retard académique parce qu’ils ont échoué à un moment ou à un autre de leur vie. C’est dur échouer, ça fait mal à l’estime de soi. Quand on échoue trop souvent, l’échec devient la norme.

 

Moi, je travaille avec des battants.

 

Ils se rendent à l’école tous les matins.

 

Parfois, ils n’ont pas dormi,

 

parfois, ils n’ont rien à manger,

 

parfois, ils ont été battus,

 

parfois, ils se sont retrouvés à la rue pendant la nuit,

 

parfois, ils sont anxieux,

 

parfois, ils ont commis un crime…

 

 

Mais, jour après jour, ils viennent en classe faire face aux échecs qu’ils traînent dans leur sac d’école.

 

Parfois, ils ne travaillent pas fort. Les normes sociales les prennent de haut et les traitent de paresseux, de lâches, de cancres… sans égards à ce qu’ils peuvent vivre en dedans d’eux-mêmes. S’ils étaient adultes, ils auraient droit à un congé de travail. Mais les congés d’école sont plutôt rares.

 

Je pense à un élève. Je l’affectionne particulièrement. Il n’arrive pas à travailler vraiment. Il fait semblant. Dès que son crayon touche la feuille, il échoue. Sa vie est sans dessus dessous. Il est tout brisé à l’intérieur. Mais, il est là, chaque jour. Je salue son courage.

 

Je les admire tous. Parce que, moi, mes élèves, font un gros pied de nez aux injustices. Ils s’accrochent. Ils en viennent à vivre des réussites. Ils renversent la vapeur et ils s’en sortent.

Mélanie-Karine Dubé

Intime et puissante reconnaissance…

Je me sens et me sais tellement choyée. Je vis et ressens fréquemment cet intime et puissant sentiment qu’est la reconnaissance.

À ma « mom » à moi

Paris, an 2000

Sur une terrasse dans un café parisien, 26 ans, je suis à mon premier voyage en Europe.

Outaouais Love

8 mars. Journée internationale des femmes. À partir de mes 11 ans, je passais mes étés à travailler dans une famille en Outaouais.

À mes amies…

Plus jeune, je me plaisais à dire, à qui voulait l’entendre, que les amours passent mais que les amitiés restent.

Les vraies récipiendaires !

En 1995, j’étais la toute première récipiendaire de la bourse « Coup de main au développement » de l’Association des femmes d’affaires du Québec au chapitre de l’Estrie (AFAQ).

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