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Soliloque

Par Mélanie Dubé

Lionel, vitrail sur canevas récupéré, Mélanie Dubé, juillet 2017 

D’abord, pardon. Je vous demande pardon, chers lecteurs,

parce que je vais encore m’épandre sur plein de pages.

La solitude! C’est pas un thème, ce sont mille thèmes!

Le moment présent 

Le moment présent. Non, non, je ne me suis pas trompée… J’ai bel et bien choisi cet intertitre… en pleine conscience! Parce que… parce que la solitude est souvent associée au célibat. Être célibataire, c’est être seul. Forcément, on vit bien notre solitude ou on vit mal notre solitude. Rhina, mon idole, a démontré clairement dans son texte qu’elle est passée de tout l’un, tout l’autre. Wow! J’admire ça. Beau chemin de vie. On admire souvent chez les autres ce qu’on ne réussit pas à faire soi-même. Ben, moi, en tout cas.

Comme elle le dit : «L’être humain est un être social, […].» (Hum, hum, je sors mon côté scientifique qui vaut pas deux cennes, prière de consulter d’autres sources avant de me citer…), l’être humain est, à priori, (je remonte mes lunettes un brin) un mammifère. Comme le loup. Les loups vivent en meute. Les loups s’accouplent. Et font des bébés. Les loups forts protègent les faibles et les chasseurs nourrissent les malades, ainsi va la vie dans le monde des loups.

Il y a des gens-loups qui ne connaissent jamais la solitude, qui peuvent toujours compter sur la meute. Attention, je ne parle pas du fait de se retrouver un soir tu-seul à la maison, non, non. Je parle de solitude profonde. De ne pouvoir compter sur personne, pour les bonnes ou les mauvaises raisons, on s’en fout, mais il existe une catégorie de monde qui n’a jamais connu la solitude profonde. Ils ont toujours eu un jumeau, ou une fratrie, ou une famille saine, fonctionnelle et présente, ou des grands-parents, ou un conjoint, ou n’importe qui. Il y a des gens qui ont toujours eu un appui émotionnel et qui se sont toujours sentis, sans équivoque, aimés. Parce qu’ils sont nés avec les bons yeux pour voir les bonnes affaires.

Il y a d’autres gens qui n’ont jamais connu ça. Pour des raisons réelles, distordues de la réalité ou provoquées même. Ben… ça laisse des carences. C’est le scorbut de l’âme. Le manque de vitamine C du coeur. Parce qu’un jour, t’as été tout seul pour vrai de vrai. Ça te gruge une gencive, ça, c’est pas trop long. Pis tu fais pus confiance. Tu penses que ça va revenir tout le temps.

… Chaque fois que ça compte. Ça laisse un gouffre que certains appellent vide existentiel, d’autres, solitude.

Le philosophe 

D’aucuns ne remettent en doute le fait que l’anxiété ou le malheur tirent leurs origines dans le regret d’hier ou l’anticipation de demain. Il ne faut pas avoir été bien malheureux dans son célibat pour s’être fait chanter cette ritournelle nombre de fois par tout un chacun qui s’improvise philosophe et donneur de leçon : reste dans le moment présent, savoure le moment présent, frenche avec le moment présent, pis tu vas être heureux!

Ben, c’est pas toujours le cas.

Des fois, le moment présent est vraiment dégueux parce que les malheurs arrivent bel et bien à un moment qui est présent à l’instant où il arrive. Et si le passé est passé et que l’avenir n’est pas encore arrivé, le mal-être que l’on ressent, lui, est présent au moment où on le ressent. Je dis ça de même.

C’est aberrant de voir comment les gens adhèrent à des maximes et des adages sans en comprendre véritablement le sens. Savourez le moment présent! Ben oui! Va dire ça au gars qui se fait amputer une jambe à frette ou celui qui vient de tout perdre dans un mariage brisé. Le passé est passé, mais le deuil d’un être cher perdu reste dans notre présent longtemps en tabarouette. C’est pas demain qu’on sera seuls, c’est maintenant. Et on a le droit d’être déstabilisés. T’auras beau avoir une merveille du monde dans’ face, si tu te craquelles toute en dedans, tu t’en câlisses pas mal que ça soye cute. Mon amie Cath m’a dit, en souriant un peu… : «Bon! Mel, le moment présent c’est un peu plus compliqué que ça…» Je sais. Je sais Cath. Mais quand t’es seul, quand le besoin affectif est tellement souffrant que tu respires plus, tu l’as dans le cul l’estie de Pleine conscience! Je comprends tout ça, ma tête comprend, les cinq sens pis toute, la méditation Mindfullness… S’cusez… je vais me calmer un peu…

Dans une entrevue supra intéressante à l’émission Tout le monde en parle, Frédéric Lenoir (philosophe, sociologue et écrivain) explique que ce qui contribue le plus au bonheur, c’est d’être présent à ce qui est en train de se produire. Je pense qu’il a raison. Je vis régulièrement des instants où je me dis : « Wow! Mel! Te rends-tu compte que tu es en train de vivre ça? Wow! Le ciel est rose! Wow! J’ai deux nouvelles fleurs ce matin! Wow!» Je vois, je sens, j’entends, je touche, je goûte et je savoure chaque chose. C’est tout le principe de la Pleine conscience. J’y crois et j’essaye de le mettre en pratique le plus possible. Mais vous me ferez pas croire que Monsieur, Madame-tout-le-monde, quand ils parlent du moment présent, ils font référence à Marsha M. Linehan, non, non, ils parlent de ce qui se passe là, à l’instant.

La solitude a donné, elle aussi, son lot d’adages! Il faut que tu apprivoises ta solitude, dit-on! Il faut s’auto-remplir de soi-même pour éviter de se sentir seul dans la foule. Mais quand on creuse un peu le comment que ça se fait de s’auto-remplir, on se rend compte que c’est dans l’être. Si on pose des questions sur comment être, on nous répond que c’est dans le faire… faire des choses que l’on aime et qui apportent gratification. T’as beau triper sur ton savoir-faire, à un moment donné ou un autre, tu tombes face à face avec la valorisation sociale… ah! Tiens! Ce sont les autres qui débarquent! Tiens donc, on dirait que t’es pu tout seul dans ta solitude pis tes activités qui te remplissent. L’humain n’est pas fait pour vivre seul. Qu’on se le dise pis qu’on arrête de basher ceux qui tendent à vouloir partager avec quelqu’un d’autre.

Ton bonheur doit dépendre de toi. Ben oui! On va en enfermer un beau philosophe tout seul dans un placard pendant une couple de mois pour voir combien de temps son bonheur inhérent à lui-même va survivre. Peut-être que son moment présent va, tout d’un coup, être pas mal moins cute. Ça va tellement le rassurer qu’on lui dise qu’hier est passé et que demain n’est pas encore arrivé.

Diable Vert, 27 août 2016 

Solitude en seul mineur 

Au Diable Vert, Glen-Sutton

Assise sur une chaise parapluie

à côté d’une chaise vide

devant un feu de bois

le 26 août 2016

Il n’y a que moi. Et la forêt. De petits animaux gravitent ici et là et font bruire le sol jonché de feuilles. Je suis seule.

Mon feu meurt comme mon espoir de compagnie. Pourtant, je me sens bien quand il n’y a personne. Personne pour interrompre le cours de mes pensées, aucune histoire sans intérêt à écouter, personne à qui offrir à boire, personne.

J’aime me languir dans moi. J’aime me vautrer dans mes délires. On me dit théâtrale… je me dis vraie et intense. Volcanique. Je pénètre aux tréfonds de ma lave et je me lave avec. J’inspire le feu, je m’en nourris et je n’ai même pas besoin de faire croire que tout va bien ou mal. Juste là. Je suis là. Peu importe.

Mon volcan a atteint son paroxysme à l’adolescence. Et j’ai cru pendant longtemps que c’était l’adolescence elle-même qui me charriait dans tous les sens. Puis j’ai vieilli, puis vieilli encore, j’ai donné la vie et récolté quelques pattes d’oies dans le coin de mes yeux. Je suis à mi-vie. Pourtant, malgré le temps qui passe, je virevolte toujours autant. Je serai adolescente toute ma vie. En proie à des hauts et des bas comme ceux provoqués par une puberté trop précoce.

Seule, je m’enfuis dans un monde qui n’existe que dans ma cervelle. Les autres m’ancrent dans une réalité si vraie et si cruelle que mes idéaux s’effritent à la vitesse de la lumière. Quand le vent se lève pour disperser leurs cendres, il amène avec lui mes espérances…

Mais aussi, quand je suis seule et que j’explore le monde à travers des histoires que d’autres ont écrites, un roman, un film, une série, je flotte un instant, gonflée d’un bonheur qui n’est pas le mien jusqu’à ce que ma lucidité me ramène sur la terre des hommes, des fautes et des mensonges, des faux-fuyants, des faux-semblants, des faux-culs, des faux n’importe quoi.

C’est le vrai contre le faux, le faux contre le pur.

Aujourd’hui, je suis seule et bien. La nature ne ment pas. Elle ne met pas de conditions. Elle donne tout ce qu’elle est. Aujourd’hui, je suis comme elle. Je raconte aux arbres mes joies et mes peines tandis que mon feu chante comme un grand vent qui se prend dans les voiles d’un bateau et qu’elles claquent sur leur mât.

Les contraintes de la nature sauvage m’apportent une nouvelle liberté.

Malgré tout cela, de temps à autre, un nuage de moustiques m’assaille et pique mes rêves pour faire gonfler leur chair rose. Alors, malgré la solitude, le feu, la liberté et la promesse d’un demain meilleur, ma poitrine se contracte devant mes rêves boursouflés.

Il n’y a pas de Benadryl pour les chimères.

La nuit s’étire donc sans que je trouve le sommeil. Je le cherche, le sommeil, mais l’obscurité est trop dense pour que j’y vois quoi que ce soit. La noirceur m’attire à elle et me berce dans ses tenailles griffues. Elle chante comme une sirène ensorceleuse. Elle m’entraîne dans sa valse. Le jour revient sans même que je me rende compte. Et je me lave dans la lave. Encore. Comme une gamine, comme une adolescente prostrée dans ses positions, j’ai envie d’éclabousser tous ceux qui s’approchent de trop près. Je deviens volcan et, à mon tour, j’érupte. Je crache lave, fiel et vérité. Je m’effondre et m’émiette dans les petites cuillères de chacun. Je cherche l’illusion d’être aimée et de ne pas avoir à traverser la vie seule.

Ce n’est que mirage. Tout le monde le sait. On naît et on meurt… seul.

Pommiers, Mélanie Dubé, août 2017 

Roses are red 

 

Roses are red

Violets are blue

You’re in my bed

An I love you

 

Roses are red

Violets are blue

You’re in my head

And I hate you

 

Dans ma nouvelle maison

Seule, évidemment parce que c’est samedi

le 5 août 2017

Cette semaine dans ma thérapie, je me suis concentrée sur mon lien à la sexualité et le vacuum que ça peut créer en moi. Le manque. Pour me rendre compte que la carence était plutôt de nature affective que physique. J’ai fait mon petit bonhomme de chemin jusqu’à la crise suivante. Ok… what the fuck?!? Qu’est-ce qu’on fait avec un besoin affectif non comblé?

Besoin physique? Facile…

Besoin affectif? Shit… Sais pas.

J’ai pas assez de doigts pis d’orteils pour compter le nombre de fois que je suis partie à la pêche pour combler un manque que je croyais physique. Et même si ma quête a été fructueuse dans 99% des cas, je ne peux pas dire que ça a déjà éteint un feu en moi. Ouiiiiiii,… mais pas vraiment. Au point de dormir, complètement fourbue, oui. Au point de cesser de sentir le trou en dedans, ça, non, jamais. C’est comme boire de l’eau de mer quand t’as soif. Ça fait juste entretenir le manque, creuser plus creux encore. L’eau de mer, ça change, ça, de jour en jour. L’eau passe pas par la même place deux fois. C’est dur sur l’estime de soi d’une rive, ça! Tu penses que tu vaux jamais une deuxième visite!

Bref, ça marchait pas mon affaire parce que j’avais pas le bon morceau de puzzle. Mauvais besoin, mauvaise solution, forcément.

Jour 1 

Fac que me voilà face à mon besoin affectif. Je sais pas quoi faire avec ça, moi. Je sais pas pantoute par quel côté le prendre. Je le tourne de tout bord, …tout côté, pis j’arrive même pas à dire si y’est à l’endroit ou pas ce besoin-là. Pis là, toute fière de ma nouvelle compréhension de la patente, je m’empêche de recourir à mes bons vieux patterns. Y’a pas plus sainte que moi sur la Terre en ce moment! Je sais pas combien de temps ça va durer, mais bon. Là, je résiste. Très fort. Mais ça me comble pas de résister. Ça règle rien pantoute.

J’ai essayé toutes sortes d’affaires.

J’ai observé la beauté chez moi : ma plante, mes pommiers.

J’ai fait du ménage.

J’ai organisé ma salle de couture.

J’ai cousu : un pyjama, deux robes, un chandail.

Y’a juste rien à faire. Je me morfonds, je passe des larmes à la colère. Je jongle avec mes idées girouettes et suicidaires. Je suis morte en dedans tellement que je suis desséchée.

Jour 2 

Hier, je me suis toute contenue avec mon besoin affectif incessant. Pas de crise à personne, pas de chasse, pas de pêche, … J’ai pas écrit dix millions de textos à un pauvre gars. J’ai toute géré ça comme une grande. Une grande malade, oui. Honte à moi. Si j’en parle pas, personne va le savoir. Pas de témoin, pas de victime. Mis à part ma conscience, évidemment. Mais bon, … Tout y a passé, n’importe quoi, pourvu que je ferme la yeule à c’te maudite douleur là, intangible. N’importe quoi pour engourdir le mal, n’importe quoi qui donne des sensations fortes pour crier plus fort que le vide qui m’aspire. J’ai pris une douche de honte pis après je me suis plongée dans un vrai bain pour laver les remugles de la veille.

Pis le besoin affectif s’est réveillé, encore.

Faut croire que l’épisode est pas fini. On joue au chat pis à la souris depuis tantôt. J’essaye de faire des activités, mais quand je commence, ça me tente pas. Fac c’est pas mal moi la souris. Quand je m’imagine en train d’appeler un ou une amie, j’ai pas plus le goût. Ça me tente pas de voir personne. L’illusion du besoin physique refait surface. Ce n’est pas un besoin physique. Mais c’est encore là. Encore plus insistant.

Il paraît qu’il faut respirer dedans, comme quand on accouche. On respire dans la crampe pour l’aider à mieux passer. Il faut accueillir la douleur parce que ça fait mal de lutter contre. Je respire dans mon coeur tordu, mais la douleur s’étend dans ma poitrine. Il paraît qu’il faut faire quelque chose de positif qu’on aime. Le problème, c’est que dans cet état, on est pus ben ben en mesure d’apprécier grand-chose. J’ai pus de mots, je n’ai que du fiel.

Il paraît aussi qu’il faut prendre de la distance avec ce qu’on vit en disant : Je souffre d’un besoin affectif. Je suis en train de penser que je souffre d’un besoin affectif. Je remarque que je suis en train de penser que je souffre d’un besoin affectif. Étonnamment, ça marche. Avant le début de la crise, en tout cas, pas là où j’en suis.

Jour 3

Après une nuit auprès de lui, aujourd’hui, journée avec des copines. Le coeur n’y est pas. Je fais de gros efforts pour être présente d’esprit et avoir l’air léger, mais je suis ailleurs. C’est comme si j’avais terriblement envie de m’asseoir, que les jambes me pliaient toutes seules sans avoir nulle part pour me poser le cul.

Elles sont parties. C’est pire. Agressivité. Une autre copine viendra plus tard. Vraiment pas le goût, je veux qu’on me lâche. Mais j’accepte, parce qu’il faut. Parce que sinon, je sais le genre de soirée qui m’attend. Désert affectif. Je rage par en dedans, mais je n’extériorise que très rarement ma colère. Ça me gêne. Encore plus si je suis seule. Je ravale mes cris et je serre les poings dans mes poches. Elle ne viendra pas. Soirée annulée.

23 h 21 : Je suis en contrôle. C’est horrible. Mais je suis en contrôle.

Dr Wilson, Einstein et Martine 

Je suis une adepte de téléséries. Ces temps-ci, j’écoute House en rafale. C’est une série médicale. Le meilleur ami du Dr House est le Dr Wilson, oncologue. Dans une magnifique tirade, il expose les différents résultats de recherches qui démontrent que rien de physiologique, psychologique, familial ou environnemental n’intervient dans la guérison quasi-miraculée de certains patients souffrant de cancer. Mais, il explique que la constante qu’il a pu remarquer dans sa pratique est que ceux qui survivent in extremis caressent un projet à réaliser, un but à atteindre.

Dans ma qualité de personne suicidaire, cet épisode m’a fait réfléchir longuement sur le sens de la vie et le désir de vivre en général.

Aujourd’hui, sur Facebook, je suis tombée sur cette citation :

J’ai la mauvaise habitude de croire que mon bonheur se trouve dans une relation amoureuse avec une autre personne. Comme si en dehors de l’amour rien ne réussissait à me combler entièrement. On me répète sans cesse qu’il faut que je fasse des choses pour moi. Pourtant, ceux qui me connaissent savent combien je peux avoir d’intérêts différents et combien je peux m’impliquer entièrement dans une toile, un vêtement, un texte, un rôle, une danse… J’ai un excellent réseau d’amis de longue date. Des amitiés vieilles de 30 ans, 20 ans, 10 ans, des personnes signifiantes qui sont là quand ça compte, j’ai le privilège d’en compter autant que j’ai de doigts. Mais ça ne suffit pas, ça ne suffit jamais. J’ai des enfants intelligents et en santé. Je gagne bien ma vie. Tout va bien. Pourtant, rien ne m’accroche.

Ou devrais-je dire rien ne m’accrochait. Parce que maintenant, j’ai un projet.

Martine, mon ergothérapeute, me disait qu’il était important de donner un sens à la vie en réalisant des projets signifiants. Et j’ai dû faire mes devoirs et réfléchir à ce que j’avais envie d’entreprendre pour moi-même. J’ai choisi comme projet de me trouver un milieu de vie en accord avec mes envies de nature, d’intimité et de silence.

J’ai visité une panoplie de maisons, j’ai surfé sur le web en quête d’une propriété, d’un style déco, d’images d’inspiration… Le but s’est inscrit dans mon quotidien et mon quotidien a changé. Il n’était plus aussi vide parce qu’en cas de déprime, je pouvais caresser mon projet.

Je me suis acheté une maison… J’en prends possession demain. Depuis que l’idée a mûri dans ma tête, je n’ai pas attenté à mes jours et j’ai donné beaucoup moins de prise à la dépression.

Serait-ce que Dr Wilson, Einstein et Martine aient raison?

Câbles d’acier 

Je pense que la solitude et le bonheur sont interreliés. Il est juste normal et humain de vouloir sentir quelque part dans le monde un écho, un sentiment de sécurité. Avoir quelqu’un qui vous aime peu importe. Peu importe! C’est puissant peu importe! J’aime mes quatre filles, peu importe. J’aime mon homme, peu importe. Mon père, ma mère, mon frère, ma soeur, Lucie, mon parrain Jean-Luc, ma marraine Micheline, ma famille adoptive au grand complet, mon filet de sécurité, mes amis si précieux. Peu importe.

Pour moi, le bonheur passe pour cet écho, cet enchevêtrement de racines profondes. C’est ça qui rend les instants où je suis seule supportables. Parce qu’il y a un câble d’acier qui me lie à tous ces gens que j’aime et qui me démontrent que je compte, que je fais une différence.

Alors, parlons-nous de solitude physique ou de solitude de l’âme?

Je suis une solitaire qui insupporte la solitude.

 

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